A la découverte de mes ancêtres

14 décembre 2020

Émélie, Ferning LEGRAND - 3 Mariage

Émélie est maintenant en âge de se marier, elle a 21 ans.

Sont-ce ses parents qui lui ont fait rencontrer son futur époux ? En tout cas sa mère a gardé des relations avec leur ancien quartier, car Louis Delaplanche est marchand de toiles en gros, rue de Thibautodé devenue rue des Bourdonnais après les travaux d'Haussmann. Dès le XVIIe siècle cette rue est celle des commerçants en toiles et étoffes en tout genre.

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Charles_Marville,_Rue_des_Bourdonnais_-_Getty_Museum vers 1865

Photos de la rue des Bourdonnais  par Charles Marville vers 1865 - Getty Museum 

Son beau-père Pierre Rabouin, est décédé l'année précédente, le 13 mai 1813.

Le 1er août est un grand jour, la famille est allée chez  Laudigeois, notaire afin d'établir un contrat de mariage. (Je n'ai hélàs pû encore le consulter, mais il existe).

Le mariage religieux lui, est célébré le 8 août 1814 à la paroisse Saint-Jacques du-Haut-Pas, église située derrière chez elle après qu'ils soient passés par la mairie du 12e arrondissement.

Un seul ban a été publié à l'église St Jacques-du-Haut-Pas et à Saint-Germain l'Auxerrois. Ils ont été dispensés des deux autres. Ils reçoivent la bénédiction nuptiale en présence de :

Jean Duchesne propriétaire rue d'Assas n° 9  (un grand oncle côté maternel de l'épouse), de Pierre François Joseph Delaplanche, marchand mercier rue du petit carreau n° 1 (un oncle de Louis), Pierre Primaut, marchand épicier, rue de Chaillot n° 46 ( Oncle de l'épouse, marié à la sœur de sa mère), Baptiste Alexis Victor Legrand, ingénieur des Ponts-et-chaussées, rue d'Enfer n°25 (frère ainé de l'épouse). 

Signatures du mariage de Louis Delaplanche et Emélie Frning Legrand le 8 aout 1814 

Archives de l'archevêché de Paris - Mariage Legrand-Delaplanche Signatures des mariés et des témoins.

Ensuite viennent les signatures :  d'Émélie et de Louis, en dessous celle de la mère d'Émélie (Marie Anne Legrand veuve Rabouin). 

3e ligne celle des oncles : Pierre François Joseph Delaplanche, Celle de J. Duchesne, de Pierre Primaut .

4e ligne Une signature de Delaplanche Dominique (frère de l'époux) et G (?) Lemaitre (un cousin de l'épouse ?) B.A.V Legrand son frère ainé.

Le reste de la famille :

5e ligne De Laplanche Eugène ( frère de l'époux et futur père du sculpteur Eugène Delaplanche soit dit en passant !).

6e ligne V. Delaplanche  (Sa sœur Victoire), A. Delaplanche (une autre sœur Aurore ou Angélique ou Arsène le frère).

7e ligne A. Rabouin ( son jeune demi-frère qui a 15 ans, signe A. comme Auguste, son 3e prénom qui doit être le prénom usuel) et les deux dernières signatures sont illisibles.


07 décembre 2020

Émélie, Ferning LEGRAND - 2 Enfance

La naissance d'Émélie Ferning se situe fin 1792 début 1793 à Paris durant une année fort mouvementée. Son acte de naissance n'existe plus, mais nous avons son âge lors de son décès.

Elle est née dans une famille bourgeoise, son père Pierre Jean Legrand, est maître boulanger, fils d'un maître boulanger et sa mère Marie Anne Legros, est fille d'un bourgeois de Chaillot. Ils se sont mariés le 14 novembre 1785 à Chaillot, un contrat de mariage a été établi.

Nous sommes en pleine révolution et la vie de boulanger n'est pas des plus facile en cette période mais ils s'enrichissent. Suite à la dévaluation de la monnaie, les salaires stagnent et le prix du pain atteint des sommets : près de 5 sous la livre de pain bis et 10 sous la livre de pain blanc. En mai on instaure un prix maximum sur les denrées et les salaires, mais la fraude et les marchés clandestins se mettent en marche. En août sont mis en place des "greniers d'abondance" placés sous la surveillance des directoires ;  cette mesure n'empêche pas en septembre la disette quasi générale dans les villes.( Contexte de Thierry Sabot, Ed. Thisa).

La famille habite au 44 rue Saint-Martin à Paris. Lorsqu'elle voit le jour, son père a 35 ans et sa mère 27 ans. Elle a un frère ainé Baptiste Victor, qui lui a été baptisé à Saint Merry (4e arrond.), tout à côté de chez eux, le 20 janvier 1791. Il en est probablement de même pour elle. 

Le choix de son prénom est intéressant. Émélie : assez classique à cette époque et sera vraiment à la mode au XIXe siècle. Quant à Ferning : Après pas mal de recherches  sur l'origine de ce prénom, je pense avoir trouvé l'explication.

En 1792, deux sœurs devinrent célèbres durant la révolution. Deux très jeunes femmes dont le nom de famille était Fernig, de 17 et 22 ans, se sauvèrent de chez elles (près de Valenciennes) habillées en hommes pour aller combattre comme aides de camp du général Dumouriez dans l’armée du Nord. Mais elles passent nous dit-on dans l'oubli dès mars 1793. Émélie serait-elle née avant le mois de mars et ses parents auraient-ils été en admiration devant ces demoiselles ? Probablement ! L'orthographe avec un "n" supplémentaire, s'explique par une méconnaissance de la manière de l'écrire. Il est courant qu'un nom de famille devienne prénom comme ici dans le cas d'héroïnes. En faisant des recherches sur généanet, j'ai trouvé une fille née en janvier 1793 dont un des prénoms était Fernig.

Son père meurt lorsqu'elle ne parle pas encore, elle a 2 ans et sa mère environ 28 ans. Veuve avec une boulangerie à faire tourner et deux jeunes enfants, celle-ci se remarie deux ans plus tard, avec un homme beaucoup plus âgé, il a 50 ans et se nomme Pierre Rabouin.

Le mariage est célébré après un passage chez Maître Trubert, notaire pour établir un contrat, le 11 pluviôse an V, soit le 30 janvier 1797.

Émélie va donc être élevée par un homme qui n'est plus tout jeune, mais qui offre probablement à sa mère une plus grande tranquillité d'esprit, il est propriétaire et n'est pas commerçant. Ils vont aller vivre chez Pierre Rabouin rue d'Enfer au n° 25. Sa mère passe ainsi de la rive droite à la rive gauche de Paris.

IGN

Carte IGN 

Carte-adresse_restaurant_Julien

Plus tard, avant les travaux d'Hausmann le quartier deviendra celui des restaurants et lieux festifs comme ici le restaurant Julien et le pâtissier À la Vieille Grille du Luxembourg (années 1840), leur maison sera voisine. Gallica.fr

La rue d'Enfer a disparue en 1859 lors du percement du Boulevard Saint-Michel. A peu près parallèle à la rue Saint-Jacques, elle longeait en partie le jardin du Luxembourg. Voir ICI

Un petit frère arrive vite pour compléter la fratrie : René, Joseph, Auguste Rabouin, qui nait le 22 novembre 1797, baptisé à Saint-Jacques du Haut Pas. 

Émélie doit avoir reçu une éducation classique et eu une enfance aisée si ce n'est heureuse. Son frère ainé Baptiste, Victor, appelé Alexis recevra ce qu'on appelle une bonne éducation car il fera polytechnique, sera Ingénieur des Ponts et Chaussées puis Sous-Secrétaire d'Etat aux travaux Publics. Il épousera Marie Françoise Anastasie de Roux, dite Fanny. 

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03 décembre 2020

Émélie, Ferning LEGRAND -1

Je vous propose maintenant de naviguer dans notre arbre à partir des albums de photos de famille. Les plus vieux que j'ai en ma possession sont des environs de 1855-60. J'ai pioché un peu au hasard et suis tombée sur la photo de " peut-être" Émélie, Ferning Legrand.

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Pour l'identification, grand-père a noté au crayon de mine,  "la mère de Victor Guillaume", mais il semblerait que ce soit plutôt la belle-mère de Victor Guillaume Bousquet. Sa mère a lui est décédée en 1854, trop tôt pour cette photo. Voici pourquoi :

Cette femme qui pose chez le photographe est allée Chez Bourlier, photographe de la Maison Lejeune, 106 rue de Rivoli à Paris. Celui-ci a succédé à Serguei Levitsky. Il a débuté son activité en 1864 rue de Choiseul mais il a une succursale 106, rue de Rivoli. Cette photographie doit dater des tous débuts car j'ai également une photo de sa fille Nathalie ( femme de Victor Guillaume) déjà âgée prise chez le prédécesseur S. Levitsky (donc avant 1864). L'année 1864 est celle du décès (21 septembre 1864) d' Émélie. Pour situer le contexte, Nadar ouvrira son studio également cette année là. 

Le format de la photo est dite carte de visite (55 x 85 mm) tirée sur papier ultra mince collée sur un carton de 65 x 105 mm. Le carton est très fin, ce qui permet de dater la photo entre 1854 et 1870. Cela concorde et il est bien possible que ce soit elle.

Elle pose dans une robe peut-être couleur puce ou rouge sombre, elle a un bonnet porté uniquement par les personnes âgées, ce qui n'est vraiment pas flatteur. La robe peut avoir été achetée toute faite, le Bon Marché a ouvert en 1852. C'est la mode du châle et le sien est très grand et plein de dentelles. Elle n'a pas de crinoline à cage, peut-être juste la crinoline raide en crin. Le devant de la robe qui semble être en taffetas est décorée d'un galon festonné sur lequel des boutons sont fixés à intervalles réguliers, le tout est ceinturé serré sur la taille. Elle repose son bras sur la table car à cette période il faut tenir la pose très longtemps. Ses pieds sont placés sur une petite estrade.

Elle a un petit air triste et fatigué, elle a envie que ça se termine, il est possible que cette photo soit une idée de sa fille chez qui elle vit à ce moment-là. 

Nous allons donc essayer de retracer sa vie....à suivre. : 

Généalogie descendante jusqu'à moi 

Emélie Ferning LEGRAND ca 1793-1864
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Marie, Alphonsine, Nathalie DELAPLANCHE 1823-1887

Portrait


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Raoul, Jules, Albert BOUSQUET de ROUVEX 1855-1925

Portrait


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Jean, Albert, Octave BOUSQUET 1889-1992

Portrait


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Jacques, Raoul, Henri BOUSQUET 1925-2018

Portrait

02 décembre 2020

Le challengeAZ 2020 dans son ensemble

Si Le challenge vous a intéressé, vous pouvez retrouver ICI tous les billets écrits à cette occasion.

Nous étions cette année 90 participants, dont 76 qui l'ont réalisé en entier, soit 2226 articles publiés.

ChallengeAZ 2020

A partir de la flèche descendante, vous avez accès à une liste déroulante, qui vous permet d’accéder à des listes triées par les lettres de l’alphabet et par auteur.

Descendez jusqu’à trouver le blog que vous voulez lire. Vous y trouvez la liste de tous les articles publiés.

En cliquant sur une des vignettes, vous accédez à la fiche de l’article. Nous vous conseillons d’ouvrir l’article à partir du lien indiqué.

Privilégiez toujours de lire les articles directement sur le blog d’origine, pour soutenir les auteurs.

Le premier Challenge a eut lieu en 2013 avec 45 participants !

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28 novembre 2020

Z comme Zigonner

Dans la famille aucune lettre en vue pour le Z.

Et voila la fin du confinement et la fin du ChallengeAZ de 2020. Il va sans dire que je n'ai pas vu passer le mois de novembre, ni fait grand chose de mon temps en dehors de zigonner, au vu des membres de ma famille.

Définition de zigonner mot québéquois : (Québec) familier. Travailler à de petites choses qui peuvent paraître futiles, par plaisir, pour meubler son temps ou pour apporter de petites améliorations.

Ainsi j'ai apporté quelques améliorations à mon arbre tout en faisant de petites recherches futiles pour la plupart de mes amis. Bien que fatiguée je suis ravie d'avoir "rencontré" quelques uns de mes ancêtres sur lesquels je ne me serai pas penchée outre mesure. Certains m'ont donné envie d'aller plus loin et avec le nombre croissant d'archives mises en ligne, comme les actes notariés, de nouvelles découvertes m'attendent. 

Peut-être à l'année prochaine pour un nouveau Challenge, si je trouve une bonne idée et si la Covid ne me zigouille pas ! 

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